Hypertension artérielle : symptômes, causes et traitements
L’hypertension artérielle (HTA) correspond à une pression du sang durablement trop élevée dans les artères. Elle fatigue progressivement le cœur et abîme les vaisseaux, souvent sans provoquer de gêne. Un dépistage régulier reste donc essentiel, y compris lorsque l’on se sent en forme.
À partir de quand parle-t-on d’hypertension ?
La pression artérielle s’exprime avec deux chiffres, en millimètres de mercure (mmHg). Le premier mesure la pression lors de la contraction du cœur (systolique) ; le second, lors de son relâchement (diastolique). Une seule mesure élevée ne suffit pas à poser un diagnostic.
Au cabinet médical, une HTA est généralement retenue à partir de 140/90 mmHg, après plusieurs mesures. En automesure à domicile, le seuil est de 135/85 mmHg. Le médecin tient compte de l’âge, des maladies associées, des médicaments et des conditions de mesure.
Vigilance : une pression artérielle à 180/120 mmHg ou plus, surtout avec douleur thoracique, essoufflement, faiblesse d’un côté du corps, trouble de la parole ou baisse de vision, justifie un appel immédiat aux urgences (15 ou 112).
Les symptômes de l’hypertension artérielle
L’HTA est fréquemment silencieuse. Des maux de tête, vertiges, bourdonnements d’oreilles, palpitations, fatigue ou troubles visuels peuvent survenir, mais ils ne sont ni constants ni spécifiques. Ces signes ne permettent donc pas de mesurer sa tension ni de confirmer une hypertension.
Sans prise en charge, une HTA persistante augmente le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC), d’infarctus, d’insuffisance cardiaque, d’atteinte rénale et de troubles de la vision. Le suivi vise à réduire ces complications sur le long terme.

Causes et facteurs qui favorisent une tension élevée
Dans la grande majorité des cas, l’HTA est dite essentielle : aucune cause unique n’est retrouvée. Elle résulte souvent de plusieurs facteurs, dont l’avancée en âge, les antécédents familiaux, le surpoids, le manque d’activité physique, le tabac, l’alcool et une alimentation trop salée.
Une hypertension secondaire peut être liée à une maladie des reins, un trouble hormonal, l’apnée du sommeil ou certains médicaments. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les corticoïdes, certains décongestionnants et certaines contraceptions peuvent notamment faire monter la tension. Ne modifiez jamais un traitement sans avis médical ou pharmaceutique.
Quels aliments limiter en cas d’hypertension ?
Le sel est un levier concret : l’Organisation mondiale de la santé recommande de rester sous 5 g de sel par jour, soit environ une cuillère à café au total. Le sel caché pèse souvent davantage que la salière : pain, charcuteries, fromages, soupes industrielles, sauces, plats préparés, chips et cubes de bouillon en apportent beaucoup.
- Privilégiez les légumes et fruits, frais ou surgelés sans sauce, les légumineuses et les céréales complètes.
- Choisissez plus souvent le poisson, les œufs, les volailles et les produits nature plutôt que les aliments très transformés.
- Relevez les plats avec herbes, ail, citron, épices ou vinaigre plutôt qu’avec du sel.
- Limitez l’alcool et évitez le tabac, qui augmente le risque cardiovasculaire.
Le potassium alimentaire, présent notamment dans les légumes, fruits et légumineuses, participe à l’équilibre de la pression artérielle. En cas d’insuffisance rénale ou de traitement pouvant augmenter le potassium, demandez conseil au médecin avant de modifier fortement vos apports ou d’utiliser un sel enrichi en potassium.
Comment le diagnostic est-il confirmé ?
Le médecin peut demander une automesure tensionnelle : trois mesures le matin et trois le soir, pendant trois jours, après cinq minutes de repos. Il faut rester assis, le bras posé à hauteur du cœur, parler le moins possible et utiliser un appareil validé, adapté au tour de bras.
Une mesure ambulatoire sur 24 heures (MAPA) peut aussi être proposée. Elle enregistre la tension pendant les activités habituelles et le sommeil, ce qui aide à repérer l’effet « blouse blanche » ou une hypertension nocturne.
Traitements : hygiène de vie et médicaments
La prise en charge associe souvent des habitudes de vie adaptées et, selon le niveau de risque, un traitement médicamenteux. Perdre du poids lorsqu’il est excessif, marcher d’un bon pas au moins 150 minutes par semaine et réduire le sel peuvent faire baisser la pression artérielle.
Les médicaments les plus prescrits comprennent les inhibiteurs de l’enzyme de conversion, les sartans, les inhibiteurs calciques et les diurétiques. Plusieurs molécules sont parfois nécessaires. Le traitement agit tant qu’il est pris : l’arrêt ou la baisse de dose doit être décidé avec le prescripteur.
Hypertension artérielle : ce qu’il faut retenir
L’hypertension artérielle se dépiste par des mesures fiables, car elle donne peu de symptômes. Une alimentation moins salée, une activité physique régulière, l’arrêt du tabac et un suivi médical réduisent le risque cardiovasculaire. En cas de chiffres répétés élevés ou de symptômes inhabituels, prenez rendez-vous avec un professionnel de santé.
